ANTRAIGUES (AVANT LES EAUX) Les seigneurs d'Antraigues furent les GOYX,
les d'Ucel de CRAUX, les de LAUNAY... Mis à part Emmanuel de LAUNAY,
Comte d'Antraigues (1753 - 1822) à forte personnalité, quoique partagée
sans cesse entre le désir de plaire et sa haute idée de la noblesse,
ils n'ont pas laissé de très bons souvenirs dans le peuple, écrasé
d'impôts, de servitudes, et de contraintes... Antraigues n'est pas un village riche... Il
n'y a ni mines de cuivre, d'argent, ou d'or... Mais il y a 3 rivières
qui ont fourni la force motrice des moulinages de soie. Pour les
châtaignes, il a fallu attendre le règne d'Henri IV et Olivier de
Serres, son ministre de l'agriculture... Mais
la situation géographique du village est remarquable, érigé sur un
piton de granit et de basalt. Remarquable et imprenable !! En 1944, les
Allemands, visant Antraigues, firent demi-tour après le Pont de Bridou,
effrayés par les gorges étroites, les a-pic vertigineux, et, il faut
bien le dire, par les cent maquisards qui les attendaient de pied ferme
! Des maquisards farouches, plus craints que l'armée régulière...
Antraigues est à la croisée des chemins
dans toutes les directions... Position stratégique enviable !...
De quoi vivaient les habitants, avant
les châtaignes ?? Chichement, de petite polyculture, de petit élevage,
de quelques vignes produisant le "clinton". Une vie frugale et agreste
dont ils se contentaient. La manne provint de la culture du mûrier, de
l'élevage du bombyx (ver à soie) et de la construction de magnaneries
et moulinages... Ce fut alors l'âge d'or d'Antraigues...
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