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Ardèche 

C’étaient les années de «l’âge d’or» du village : Les soirées au Podello et à la Montagne, les  célèbres «Nuits d’Antraïgues» (1966) avec un plateau extraordinaire : Jacques Brel, Jean Ferrat, Christine Sèvres, Pierre Brasseur, Catherine Sauvage, Francesca Solleville, et Isabelle Aubret… 

Plus tard, se sont déroulés sur la place de la Résistance les fameux banquets républicains. L’initiative d’organiser ces rassemblements conviviaux contre le racisme et l’intolérance venait de Jean Saussac, qui fut également à l’origine du «village aux cent sculptures», projet inspiré par deux figurines très anciennes qui ornent l’ancienne mairie. Dans les années 1990, il invita tous les Antraïguins à sculpter des têtes en taillant les murs de leurs maisons ou en utilisant des pierres de lave rapportées des volcans alentours. Aujourd’hui, un petit circuit autour de l’église permet de découvrir les 70 têtes alors réalisées et incrustées dans les murs (plan du circuit disponible à l’Office de Tourisme). Un autre rêve du peintre a été réalisé récemment: 1700 hortensias ont été plantés pour créer la «vallée bleue» sur les rives de la Volane. 

 
 

• Michel Riou, Michel Rissoan : Ardèche, terre de village, Fontaine de Siloé 2008  

• Emmanuel T. et Monique Berger : Les jeunes volcans d’Ardèche, Sud-Ouest 2007 

Sources pour une lecture plus approfondie: 

• «Antraïgues la Belle Antraïgues la Rebelle», Hélène Terrisse raconte Antraïgues, Mai 2006. 

•  Christian et Jean-René Nace : Ardèche, Terre d’industrie, La Fontaine de Siloé, 2001 

Du XIIIe au XVIe siècle, Antraïgues fut dominé par les familles seigneuriales de Cayres et de Goys. A partir du XVIIe siècle, c’est aux seigneurs de Launay qu’appartient le château sur la place. Ces nobles protestants s’étaient convertis au catholicisme après l’édit de Nantes. Le plus célèbre des comtes d’Antraïgues fut le dernier, Emmanuel de Launay, qui a beaucoup intéressé les historiens. Il fut non seulement l’auteur d’écrits progressistes en 1789, quelques mois avant les émeutes qui menèrent à la révolution, mais aussi un des trois députés qu’Antraïgues envoya à la Convention. Plus tard, il se rapprocha des monarchistes et participa en tant qu’espion aux conspirations contre-révolutionnaires. 

Pendant ce temps, les Antraiguains n’avaient pas docilement attendu le retour du comte : en 1789 ils avaient brûlé les privilèges, et en 1792 le château comtal de Labastide.  L’ancien donjon du château d’Antraïgues fut enfin transformé en clocher de l’église St Baudile lors de la construction de cette dernière à partir de 1820. L église, érigée sur l’ancien jardin des Seigneurs, remplaçait la petite chapelle du même nom qui avait brûlé accidentellement en 1816 et qui s’était trouvée aux abords de la place actuelle, qui à son tour avait été l’emplacement du cimetière communal jusqu’en 1840.  

Dans ces années, Antraïgues avait été épargnée par la peste et le choléra, deux fléaux qui avaient ravagé le canton. Une petite chapelle fut alors édifiée plus haut dans la montagne, près du traditionnel lieu de pèlerinage du 16 août. Elle fut dédiée à Saint Roch, protecteur des malades et des pauvres. La chapelle fut bénie en 1858 et occupée jusqu’en 1893 par un ermite, le frère Antoine. 

 
 

La proclamation de la république de 1848 avait été acclamée par les Antraïguains qui envoyèrent au gouvernement provisoire ce message: « Le bruit de la victoire du peuple a réveillé un vieil écho dans nos montages… ». La gauche sortait victorieuse des élections cantonales de 1949, et lors de nombreuses autres élections par la suite.  

Dans cette «campagne rouge», les habitants du village ont caché pendant la deuxième guerre mondiale une centaine de maquisards combattant pour la libération. Après la bataille du Cheylard, Antraïgues fut choisi par l’Armée secrète et les Francs-Tireurs et  Partisans Français comme siège d’un état-major commun, et les F.T.P.F. y créèrent également un tribunal militaire controversé par la suite.  

 
 

Après la guerre, nombreux étaient ceux qui partaient pour gagner leur vie dans les grandes villes comme Lyon ou Marseille. Avec le déclin des moulinages et les changements imposés par l’agriculture industrielle, peu de jeunes voyaient encore l’avenir dans ces montagnes. 

Mais il y avait aussi une tendance inverse : dans les années 60, de plus en plus de gens fuyaient "le formica" et "le poulet aux hormones" et réhabilitèrent des fermes abandonnées.  

A Antraïgues, un grand nombre de nouveaux habitants est artiste, souvent introduits au village par Jean Saussac, artiste peintre, décorateur de films et ancien maire d’Antraïgues de 1965 à 1977.  Ainsi, Jean Ferrat arriva au village en 1964. Il fut d’abord hébergé par Hélène Baissade, patronne du restaurant mythique « Lo Podello » et artiste elle-même. Puis, il acheta avec sa première femme Christine Sèvres une ferme aux alentours du bourg.  

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